Marie Labarelle

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Le printemps et l'été 2013: Chérie Cherry Tree...

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Chérie Cherry Tree, ma collection printemps été 2013, a été inspirée par "Le Cerisier" de Philippe Jacottet.

Les photographies ci-dessous illustrent partiellement les vêtements de cette collection qui sont produits en petites séries dans différentes matières. Venez les découvrir et les essayer à mon atelier-boutique ouvert tous les jours du mardi au samedi de 13h à 19h30, 34 rue des Petites Ecuries, Paris 10, métro Bonne Nouvelle/ Château d'Eau.

Photographies: Armelle Bouret: www.armellebouret.com

Aude, coiffée par Gustavio, a incarné avec grâce Chérie Cherry Tree.

Tous les modèles sont déposés à l'INPI.

"Il s'agissait d'un cerisier(...) aperçu un soir de juin, de l'autre côté d'un grand champ de blé. C'était une fois de plus comme si quelqu'un était apparu là-bas et vous parlait, mais sans vous parler, sans vous faire aucun signe; quelqu'un, ou plutôt quelque chose, et une "chose belle" certes; mais, alors que, s'il s'était agi d'une figure humaine, d'une promeneuse, à ma joie se fussent mêlée du trouble et le besoin, bientôt, de courir à elle, de la rejoindre, d'abord incapable de parler, et pas seulement pour avoir trop couru, puis de l'écouter, de répondre, de la prendre au filet de mes paroles ou de me prendre à celui des siennes - et eût commencé, avec un peu de chance, une toute autre histoire, dans un mélange, plus ou moins stable, de lumière et d'ombre; alors qu'une nouvelle histoire d'amour eût commencé là comme un nouveau ruisseau né d'une source neuve, au printemps (...)."

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 "C'était le soir, assez tard même, longtemps après le coucher du soleil, à cette heure où la lumière se prolonge  au-delà de ce qu'on espérait, avant que l'obscurité ne l'emporte définitivement, ce qui est de toute manière une grâce; parce qu'un délai est accordé, une séparation retardée, un sourd déchirement atténué (...). C'est aussi une heure où cette lumière survivante, son foyer n'étant plus visible, semble émaner de l'intérieur des choses et monter du sol; et, ce soir-là, du chemin de terre que nous suivions ou plutôt du champs de blé déjà haut mais encore de couleur verte, presque métallique (...)."

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"Ainsi nous trouvions-nous reconduits (...) sous une pression presque imperceptible et tendre comme une caresse, très loin en arrière dans le temps, et tout au fond de nous, vers cet âge imaginaire où le plus proche et le plus lointain étaient encore liés, de sorte que le monde offrait les apparences rassurantes d'une maison ou même, quelque fois d'un temple, et la vie celles d'une musique. Je crois que c'était le reflet très affaibli de cela qui me parvenait encore, comme nous parvient cette lumière si vieille que les astronomes l'ont appelée "fossile"."

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"C'est alors qu'était apparu,(...) parmi d'autres arbres de plus en plus sombres et qui seraient bientôt plus noirs que la nuit abritant leur sommeil de feuilles et d'oiseaux, ce grand cerisier chargé de cerises. Ses fruits étaient comme une longue grappe de rouge, une coulée de rouge dans du vert sombre; des fruits dans un berceau ou une corbeille de feuilles; du rouge dans du vert, à l'heure du glissement des choses les unes dans les autres, à l'heure d'une lente et silencieuse apparence de métamorphose, à l'heure de l'apparition, presque, d'un autre monde. L'heure où quelque chose semble tourner sur ses gonds."

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"Une douceur sans limites frémissait sur tout cela comme un souffle d'air, fraîchissant à l'approche de la nuit. Je crois que notre écorce, plus rugueuse d'année en année, s'est assouplie pendant quelques instants, comme la terre dégèle et laisse l'eau nouvelle sourdre à sa surface."

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"Il y avait un lien des feuilles avec la nuit et la rivière plus lointaine, que l'on n'entendait pas; il y en avait un des fruits avec le feu, la lumière. (...) Ce soir-là, peut-être que, sans en prendre conscience, je sentais que du temps, des heures pendant les-quelles moi-même j'avais vécu (...), avaient pénétré lentement dans ces fruits pour les arrondir et finalement les empourprer; qu'ils contenaient en suspens tout cela, eux-mêmes suspendus dans leur abri de feuilles, comme couvés par ces ailes vertes, mais bientôt noires et plus noires que le ciel au bas duquel elles frémissaient, dans leur sommeil, à peine..."

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"Conseils venus du dehors: certains lieux, certains moments nous "inclinent", il y a comme une pression de la main, d'une main invisible, qui vous incite à changer de direction (des pas, du regard, de la pensée); cette main pourrait être aussi un souffle, comme celui qui oriente les feuilles, les nuages, les voiliers. Une insinuation, à voix très basse, comme de qui murmure: regarde, ou écoute, ou simplement: attends. Mais a-t-on encore le temps d'attendre? et puis, s'agit-il vraiment d'attendre? 
S'est-il rien passé?"

Le cerisier, Philippe Jaccottet

 

*Robe Bahagia

Photo: satin de coton mordoré et crêpe de soie rouge cerise
existe aussi en coton bleu nuit et crêpe de soie rouge cerise
et en taupe et crêpe de soie rouge cerise
et en gris clair 

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*Foulard Carré Gunungan, ou Foulard Écharpe Megamendung

batik sur coton (imprimé artisanalement à la cire sur l’île de Java)

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*Robe Lava

Crêpe de viscose jacquard écorce

*avec Etole Papillon

Crêpe de soie rouge cerise
existe aussi en coton et métal blanc imprimé de jus de cerise noire

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*Gilet Dupatta (3 positions et réversible)

satin de coton mordoré / soie et micromodal ivoire imprimé de cerises pas encore mûres

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*Robe Méharée

Coton à petits carreaux écorce

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*Veste Bahagia 2 positions et réversible

photo: coton à petits carreaux écorce / coton strié ivoire
existe aussi en coton blanc gaufré et coton et métal blanc imprimé jus de cerise.

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*Robe Soleil

photo: satin de soie rouge cerise
existe aussi en tencel gris lunaire

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*Manteau Bourgeon Simple

Photo: coton mastic métallisé
existe aussi en coton et métal noir, et en jacquard bleu nuit et mauve.

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*Robe Gumbo-Limbo

Photo: lin et coton bleu nuit, crêpe de soie rouge cerise
existe aussi en crêpe de soie rouge cerise uni

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*Manteau Bahagia réversible

Lin et coton bleu nuit / Coton mastic métallisé / Biais satin rouge cerise

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*Etole Kamarupa longue

Photo: tencel gris lunaire
existe aussi en crêpe de soie rouge cerise
et en coton et métal blanc imprimé jus de cerise.

*Top Lava

Crêpe de soie rouge cerise

*Pantalon Delta

Photo: coton gaufré blanc lunaire
existe dans de multiple coloris

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*Echarpe Megamendung

batik sur coton (imprimé artisanalement à la cire sur l’Île de Java)

*Robe Straelitzia

crêpe de soie rouge cerise

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*Top Bahagia

Photo: soie et micromodal ivoire imprimé de cerises pas encore mûres 
Existe aussi en coton blanc, soie bleue, soie gris lunaire, et soie noire

*Pantalon-Jupe Straelitzia

Coton à petits carreaux écorce

(+ Veste Bahagia 2 positions et réversible)

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*Top Soufflé

Maille fine de laine mastic

 *Jupe Gumbo Limbo

Photo: satin de coton mordoré et crêpe de soie rouge cerise
existe aussi en gris uni
et en bleu nuit et crêpe de soie rouge cerise

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*Chemisier Gumbo Limbo 

Photo: crêpe de soie rouge cerise
existe aussi en soie noire, en tencel gris lunaire, et en soie ivoire imprimée de cerises pas encore mûres

*Jupe Gunungan

batik sur coton (imprimé artisanalement à la cire sur l’île de Java)

*Foulard Carré Gunungan

batik sur coton (imprimé artisanalement à la cire sur l’île de Java)

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*Pull Muga

Maille fine de laine mastic

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*Manteau Megamendung réversible

lin gris lunaire/ coton à petits carreaux bleu-gris nuit

(+ robe soleil en soie ivoire tissée à la main)

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*Robe Oiseau
sur commande

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071112

Mars en batik

 

Les batiks que vous avez commandés en janvier 2013 sont réalisés et vous attendent à la boutique-atelier:

ouverte tous les jours de 13h à 19h30 du mardi au samedi

34 rue des Petites Ecuries, Paris 10, métro Bonne Nouvelle/ Château d'Eau

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carte de voeux 2013  

 

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"Paris, automne 12": Racines et Élévation, Chapitre III

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Cette collection- capsule "Paris, automne 12" s'inscrit dans la lignée de mes recherches sur les origines. Que recèlent un vêtement, une étoffe, de notre histoire, de notre lignée? Comment nous ancrent-ils? Qu'ont-ils à nous dire?

Re-centrage sur Paris, pour une prise de vue sur un site qui a vu défiler nombre d'élégantes et de créateurs de mode, à travers un exercice de style qui se veut un cri du coeur: "Habillons-nous!"

La ville est inondée de vêtements mous et mal coupés. Sous l'apparente profusion de l'offre vestimentaire se cache une grande uniformité.

Les femmes qui portent les vêtements que je crée savent qu'on peut ne rien sacrifier rien au confort pour l'élégance, au contraire.

 

S'habiller est un langage.

S'habiller c'est créer.

S'habiller est un art de vivre, une attention que l'on porte à soi et à son entourage.

Voici un extrait de ma proposition pour cet Automne-Hiver 2012, porté avec charisme par Magali Song, modèle, sous l'oeil acéré d' Armelle Bouret, photographe.

 

Ces vêtements sont en vente à ma boutique-atelier, 34 rue des Petites Ecuries, Paris X, du mardi au samedi de 13h00 à 19h30.

 

 

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Manteau Dune en laine noire et blanche
Jupe Straelitzia courte en molleton noir

(Chapeau Mademoiselle Slassi, sac-à-main Jamin Puech)

 

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Manteau Lava long en laine loden gris chiné.
Turban en batik indonésien. (Marie Labarelle Indonesia)

(Sac-à-main Jamin Puech, gants Agnelle, chaussures Repetto)

 

 

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Manteau Bourgeon en drap de laine noire.
Chemisier Draupadi en popeline de coton blanc.
Pantalon Delta en drap de laine noire.

(Chapeau Mademoiselle Slassi)

 

 

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Manteau Lava court en laine loden bleu-vert.
Jupe Straelitzia longue en drap de laine noir.

(Chapeau Mademoiselle Slassi, gants Agnelle)

 

 

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Gilet Dupatta en drap de laine noir doublé de molleton noir. (3 positions possibles)
Chemisier Draupadi en popeline de coton blanc.
Pantalon Delta en drap de laine noire.

(Chapeau Mademoiselle Slassi, gants Agnelle, chaussures Elisa Nero)

 

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Vente exceptionnelle de jupes pièces uniques 9/10 et 16/17 novembre 2012

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Ces jupes sont réalisées dans de très petites quantités de tissus, certains ont été glanés lors de voyages en Asie, d'autres sont des échantillons de très belles filatures françaises, ou des tissus restant de mes collections de prêt-à-porter.

Ces coupons sont savamment agencés pour vous proposer des jupes portefeuille finies en direct à votre taille à l'atelier.

J'organise ces ventes très spéciales pour valoriser chaque pièce de tissu comme un bijoux, et vous offrir de posséder un vêtement très artisanal et personnel, facile à porter.

Ces friandises sont vendues dans une fourchette de prix allant de 95€ à 125€. Voyez plutôt un aperçu ci-dessous:

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Nouvelle édition de Little Paradis: jeudi 6 décembre 2012 de 19h à 22h

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 Alsacienne d'origine, Marie Labarelle célèbrera la Saint Nicolas en invitant le conteur Albert Sandoz. 
Little Paradis, ou, la rencontre inédite de deux rêveurs engagés dans la réalité.
Fraichement revenue d'un séjour créatif sur l'île de Java, la styliste en a rapporté des batiks réalisés grâce à une technique d'impression centenaire classée au patrimoine de l'Unesco.
De ces textiles pleins de rêves, elle confectionnera pour l'occasion une cabane où se dépliera la voix d'Albert. 
Le conteur frottera ses mots aux tissus, se jouera d'eux, de leur souplesse et de leurs couleurs pour en faire matière à histoires. 

(http://albert-conteur.eklablog.fr)

 

Découvrez l'intégralité du parcours nocturne Little Paradis sur: http://www.littleparadis.fr/

 

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280512

Le Cri de la Soie, Racines et Élévation: Chapitre II

Cette collection- capsule intitulée "Le cri de la soie", a été fabriquée dans des tissus exceptionnels, rapportés de mon voyage en Inde en août 2011. Ce sont des saris, tissés à la main, dans une soie de très grande qualité. Ils furent difficiles à trouver: lire en cliquant sur ce lien la quête de ces tissus au Tamil Nadu...

Longtemps,  je n'ai pu me résoudre à les transformer. Leur splendeur me sidérait. 
L'humilité face à leur beauté, associée à l'envie de les conserver comme des trésors, ont fait qu'ils sont restés plusieurs mois roulés et rangés à l'atelier, tout en réservant la possibilité de faire jaillir d'un geste leur beauté à ceux qui me le demandaient.

Avez-vous jamais entendu le cri de la soie?

Ce bruissement d'étoffe caractéristique accompagne l'éclair de lumière qui nait de chacun de ses mouvements.

Je ne suis jamais parvenue à dissocier le son du cri de la soie de ma vision des tableaux des grands peintres baroques (Rembrandt, Velasquez, Vermeer...)


Vermeer Diana and her companions
1655: Johannes Vermeer, Diane et ses compagnes, ou Diane et ses nymphes

 

Mes saris en soie tissée à la main me plongent inéluctablement au XVII ème siècle en France: c'est le type d'étoffe qu'on commence à tisser après qu'Olivier de Serres ait incité les paysans à planter des mûriers pour élever des vers à soie.

Le Cri de la Soie, Racines et Élévation chapitre II, est une collection dédiée à nos aïeules.

Les images ont été réalisées par la photographe Armelle Bouret  http://armellebouret.blogspot.fr/
Avec le support de la Galerie Area qui a prêté les coiffes et les accessoires en plumes, présentés dans l'exposition "L'esprit des plumes" jusqu'au 28 juillet 2012  http://www.areaparis.com/ 

Merci à Alice, Aline, Angélique, Aude, Marie-Anne et Nadine de s'être prêtées au jeu d'incarner leurs aïeules.

 

Manteau Bourgeon simple en soie fushia- bleu et Robe Soleil en soie vert-bleu.
Coiffe d'indien d'Amazonie et éventail de momie d'Amérique du Sud pré-colombienne (500ap. JC) plumes et tressage de corde. 

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Robe Soleil en soie rose-blanc.
Coiffe d'indien d'Amazonie, plumes et tressage de corde.

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Robe d'Humilité en viscose, fibres métalliques, et papier japonais. 
Coiffe d'indien d'Amérique du Nord, fin 19ème siècle, plumes d'aigles et hermine.

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Chemisier Draupadi en soie noire et Pantalon-Jupe Straelitzia en soie rose-orange.
Coiffe d'indien d'Amazonie et collier d'indien d'Amérique du Nord, plumes et coquillages.

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Robe Gumbo- Limbo en soie bleu-gris clair.
Coiffe d'indien d'Amazonie et éventail de momie d'Amérique du Sud pré-colombienne (500ap. JC), plumes et tressage de corde. 

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Robe Bahagia en soie violet-jaune citron. 
Coiffe d'indien d'Amazonie, plumes et bambou. 

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"Batik Kit": Racines et élévation, Chapitre I

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Cette collection "capsule" a été conçue spécialement lors de mon séjour à Jojyakarta (île de Java, Indonésie) en mars 2012.

Ce voyage eut pour quête des textiles "lents" (tissus tissés à la main, techniques d'impression manuelles...)

Un retour aux origines du tissu, aux origines du vêtement, merveilleux complément aux techniques industrielles françaises habituellement employées dans mes collections, et merveilleuse contribution à mes réflexions sur le temps dans la matière et le travail de la main.

Les images ci-dessous ont été prises par Franciscus Dondy, photographe à Jojyakarta: http://dondydona.com/ et Armelle Bouret, photographe à Paris: http://armellebouret.com/.

Mes remerciements chaleureux vont à l'équipe de Winotostastro Batik, et aux danseuses Carole Lahille et Marie Barbottin.

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Le batik est une technique d'impression javanaise.

Héritiers de techniques mises au point durant des siècles, les artisans de batik sont des trésors vivants aux gestes virtuoses alliants précision et régularité avec la souplesse, l'intuition et les variations manuelles qu'aucune technique mécanique ne sait imiter.

Ce sont des tissus vivants et généreux, porteurs d'une culture qui place la valeur d'un textile au-dessus de tout, le prix d'un sarong pouvant atteindre jusqu'à 4 à 5 fois le montant d'un salaire mensuel moyen.

 

I CREATION DU MOTIF: 

M'inspirant du thème des arbres, et notamment du rapport entre "racines et élévation", j'ai conçu le design de mon batik comme un paysage, dont les frontières entre les éléments seraient floues, où le ciel pourrait apparaitre comme la mer, où la terre ne saurait être qualifiée de liquide ou de solide; Les arbres sont-ils des montagnes? Ou les montagnes sont-elles des arbres, ou bien encore des flammes? Avec, toujours en toile de fond, ma vaste thématique de la Femme Paysage...

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Les motifs qui composent mon paysage sont des figures traditionnelles javanaises, porteuses de sens et d'histoires, ici agencées de manière personnelle.

Descendant de l'arbre de vie indien, le motif appelé Gunungan (de l'indonésien Gunung qui signifie montagne) ou encore Kayon (qui signifie la forêt ou la vie), figure dans tous les spectacles de wayang kulit, ou marionnettes traditionnelles:

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Le Gunungan est utilisé pour signaler le commencement et la fin de la performance théâtrale, mais aussi pour marquer des émotions fortes, sa manipulation évoque le souffle créateur de l'univers.

Le Gunungan décrit donc un contexte d’espace et de temps lié aux éléments.

Il est constitué de 2 arbres enlacés, d'une maison, d'animaux et de démons.

Les deux arbres sont: ‘Nagasari’ qui pousse sur la terre, bénéfique à ceux qui profitent de son ombrage et ‘Dewandaru’ qui n’existe que dans le ciel et qui procure l’immortalité.

La maison synonyme de paix est cernée de deux gardiens, l'un de l'ombre, l'autre de la lumière.

Les nombreux animaux qui peuplent le Gunungan représentent les caractères des hommes.

 

Un autre motif est dérivé du "megamendung"

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Ce motif provient de la province de Cirebon (Java Ouest), il est inspiré des formes des nuages que produit le volcan en éruption ou bien des vagues, les mouvements de l'océan ou du ciel représentent la conscience des êtres humains.

 

 II CREATION DES MODÈLES

Les modèles créés dans ce tissu suivent mes techniques de coupe élaborées au cours de mes 5 précédentes collections, ne générant aucune perte de tissu et respectueuses de ses qualités intrinsèques.

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Pour cette collection spéciale, je vous propose d'inverser le cours des choses:

1° Vous choisissez votre sarong (coupon de tissu de 2m45 x 1m05)

- ils sont au nombre de 20, chacun est unique et numéroté-

2° Vous choisissez  le, ou les modèles à réaliser à votre taille parmi les propositions suivantes:

 

 

sarong simple sans prix

 

 

robe bahagia sans prix

 

 

 

jupe gunungan sans prix

 

 

débardeur mérapi sans prix

 

 

 

short gunungan sans prix

 

 

veste gunungan sans prix

 

 

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Découvrez plus de photos en cliquant sur ce lien: album "Racines et élévation, Chapitre I".

 

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Mardi 17 avril 2012

Après six semaines d'explorations à travers l'Ile de Java, Sumatra, et Singapour,

avec ma machine à coudre en guise de valise, à la rencontre d'arbres, de tissus, et de sourires,

Il me tarde désormais de partager avec vous ces aventures à travers de nouvelles créations.

L'atelier-boutique 34 r. des Petites Ecuries, réouvre ses portes à partir de mardi 17 avril, aux horaires habituels (13h-19h30).

 

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Photo: Franciscus Dondy

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Workshop à Singapour le 9 avril 2012

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Kennel is a collaborative workspace for creative entrepreneurs; defined by who they are, not what they do.

http://www.inthekennel.com/

Register here: http://sm002.eventbrite.com/

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151011

Paris- Pondichéry, Draupadi

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Cette collection automne-hiver, est inspirée d'une légende de l'épopée du Mahabharata (mythes hindous).

Pour découvrir la collection, descendre avec le curseur situé à droite de votre écran.


* Les images ci-dessous sont réalisées avec Armelle Bouret photographe,  www.armellebouret.com

Elise Ricadat danseuse, Maythinie et Alexandra, ont tour à tour incarné Draupadi.

* Gustavio, coiffeur des reines, s'est occupé de leurs chevelures.


Tous les modèles sont déposés à l'INPI.

 
Les vêtements sont déclinés en plusieurs matières et coloris, rendez-vous à l'atelier-boutique pour les découvrir:

34 rue des Petites Ecuries, Paris 10, du mardi au samedi de 13h00 à 19h30

 

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3-688acte 2

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5-1067acte 34-990acte 41-240acte 61-480acte 7

1-495

 

 

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Manteau Dune, en laine mohair fushia, existe en noir:

 

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M1-60

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Veste Vayu, en tissage de laine mauve et bleu argenté (existe en noir argenté)
avec Pantalon Delta en jacquard satin de coton  prune, (existe en bronze, et en noir):

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M2-165

M2-44

M2-36M2-118

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Pull Muga à manches longues en jersey parme (existe en noir)

et Pantalon Delta:

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M2-235

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Gilet Dupatta en coton écru et gris doux (se porte de 3 manières différentes)

et Bermuda Plié en coton bleu-gris (existe en noir):

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M7-63M7-72

 M7-82M7-57

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Pull Muga en jersey épais citrouille

et Jupe Oubliée en jacquard bleu et mauve:

M10-115 M10-112

pull muga

 

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Manteau Bourgeon Court en laine bleu à chevrons noirs, (existe en mauve et en gris)

et Pantalon Pythagore en coton chocolat argenté:

M11-08  

M11-23


M11-16                                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M11-58

 

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Chemisier Draupadi en soie noire (existe en coton jaune-vert)

et Pantalon Plié en jacquard de coton noir (existe en bleu-gris):

 

M6-159   M6-170  M6-239    M6-244                                         

 

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Veste Entrelacs et Col Draupadi en feutre de laine mohair et alpaga:

M6-249 M6-303 1

M6-284

 

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Gilet Rivière noir à rayures blanches 

et pantalon membrane (existe en noir):

M9-56

M9-97   M9-44

 

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Cache Coeur 60 en laine et tencel vert sycomore (existe en noir, en gris chiné et en noir et blanc rayé):

 

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M13-238

 

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Tee Shirt Muga en jersey bleu (existe en parme, en noir et en vert bruyère)

Robe-Tunique-Pantalon Muga en jersey vert bruyère (existe en noir):

 

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Chemisier Draupadi en coton jaune-vert bambou (existe en noir)

et Jupe Vayu en jacquard satin bronze (existe en noir):

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M3-126

M3-20    M3-190

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Robe Méharée en laine et tencel vert sycomore (existe en noir):

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M4-060

 

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Manteau Lava en tissage de laine bleu et mauve argenté:

M3-428                                        M3-359

 

M3-386

 

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Backstage

Pour en savoir plus sur les coulisses de la création de cette collection Paris- Pondicherry, Draupadi,

cliquez sur le lien ci-dessous:

Récit d'un voyage en Inde.

Vous y lirez la genèse d'une collection, ce qui nourrit mes vêtements

ainsi que les raisons de ma collaboration avec la chanteuse Camille.

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Photo: Armelle Bouret au Couvent des Récollets
Camille porte le Manteau Vayu en soie tissée et filée à la main.
 

http://parispondy.canalblog.com/
 

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240311

Printemps Eté: "La Nuheure"

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Dans le sillage de la précédente collection 'l'Envol des Femmes aux Semelles de Vent", cette nouvelle collection a été pensée légère, évanescente, furtive et protéïforme à l'instar des nuages.

Une femme paysage nous livre ses déclinaisons chromatiques d'une journée d'été, elle tire son nom "La Nuheure" d'un ouvrage de Jacques Roubaud: Ciel et terre et ciel et terre et ciel:

«(...) la durée, au lieu d’être mesurée en minutes, en heures, en jours, le serait en nuheures; une «nuheure» serait le temps que mettrait le plus merveilleux des nuages à traverser le ciel. Et cette «nuheure» en fait s’allongerait indéfiniment, les nuages sans cesse ralentissant pour ne pas arriver au bout de leur course, pour ne pas quitter son regard, pour demeurer liés à lui dans le bonheur aérien, et la solitude partagée de la contemplation.» 

 

Les photographies sont d'Armelle Bouret: www.armellebouret.com

Les illustrations sont de Chloé Sanson: www.chloesanson.com

Maythinie, Muriel et Angélique, coiffées par Gustavio, se sont prêtées au jeu de l'incarnation de la Nuheure.

 

Tous les modèles sont déposés à l'INPI.

 

Ils sont déclinés en plusieurs matières et coloris, rendez-vous à l'atelier boutique 

pour faire votre expérience personnelle de "La Nuheure":

34 rue des Petites Ecuries, Paris 10, du mardi au samedi de 13h00 à 19h30

 

 

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Cinq heures dix sept du matin

 

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Manteau Sensei Papillon en lin noir,

porté sur une jupe méharée en tissu de costume masculin noir à rayures blanches.

 

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Cinq heures quarante six du matin: premières lueurs


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Étole Kamarupa en coton et métal parme

 

(existe en coton et métal bleu indigo ou aubergine)

 

portée sur une Jupe Straelitzia Longue

 

 

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«(...) jusqu’à ce que tout se noie dans une splendeur gris rose qui n’est plus la terre et

pas encore le ciel. En haussant le regard par-dessus l’indéfini qui nous entoure, nous

verrions surgir des nuages hauts et lointains, aux contours vaporeux, moelleusement pensifs.

Le soleil les illumine sans retenue, il hésite à leur sujet, les frôle, les effleure. difficile

d’imaginer des nuées moins voyantes, d’une beauté plus délicate et tranquille.» 

Le Nuvolaire, Fosco Maraini

 

Six heures vingt deux: l'Aube


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Cache- coeur 60 en viscose gris perle rayé de blanc

 

existe en noir, et en tweed noir et blanc.

 

 

 

Six heures vingt trois: l'heure de Rayleigh*

 

 

 

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Jupe Soufflée en coton et métal rouge doublée de soie ivoire,

existe en coton et métal bleu indigo, aubergine ou parme.


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* La lumière solaire est constituée de toutes les couleurs du spectre de la lumière visible. Les différentes couleurs du spectre ne sont pas toutes affectées de la même façon par le passage dans l'atmosphère. Certaines couleurs peuvent être absorbées et ré- émises par les molécules d'air : c'est la diffusion. Au lever et au coucher du Soleil, la lumière parcourt un plus long trajet dans l'atmosphère que lorsque le Soleil est à la verticale. La diffusion de la lumière est alors importante :elle traverse une épaisse couche d'air qui diffuse au maximum les photons de courte longueur d'onde (les bleues) et dépouille donc sa lumière de celles-ci. Quand elle nous parvient, elle nous paraît rouge. Le phénomène est spécialement spectaculaire lorsque l'air contient de très fines particules de poussière ou d'eau en suspension : elles réfléchissent la lumière dans toutes les directions. Rouge, rose ou orange...durant quelques dizaines de minutes, le ciel s'enflamme. Ce phénomène est appelé la diffusion de Rayleigh nom du physicien anglais qui décrivit ce phénomène en 1870.

 

Six heures cinquante huit

 

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Six heures cinquante neuf

 

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 Sept heures quarante sept: petit jour


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Robe Méharée en viscose gris perle à rayures blanches

existe en noir  et en noir rayé de blanc


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Dix heures dix huit: matinée


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Manteau Bourgeon Court en lin stretch gris perle

 

+ étole tricotée main en laine de chevreaux angoras


 

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«Elles se fondent (...) en ondes et vapeurs légèrement rosées, avec des ombres

à peine violettes et quelques soupirs de lumière plus claire (mais pas blanche),

dans une voûte céleste elle-même estompée.» Le Nuvolaire, Fosco Maraini

 

 

 

Midi une

 

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Jupe Robe Sarong 

 

en coton vert minéral, existe en lin noir.


 

 

«Et puis l’azur. Ce vieux mot de poète et de pilote (...): les paysages que le hasard


fait avec les nuages, leur attrait mystérieux et plus puissant que celui des terres


auxquelles on accoste, malgré la beauté perçue. La gloire du soleil sur la mer violette,


oui. Sous les yeux, ce faste sans prix et qui pourtant ne signifie rien, auquel, fût-on


Baudelaire, on ne peux accrocher au fond aucun mot qui tienne. Voyageur dont le désir


est en forme de nuage, rêvant de voluptés vastes, changeantes, inconnues, dont l’esprit


humain n’a jamais su le nom.» Philip Forest, Le Siècle des Nuages

 


 

 

 

 

 

Treize heures et cinq minutes: zénith

 

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Quatorze heures cinquante deux

 

 

 

 

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Jupe Robe Sarong  en coton vert minéral (photo en version jupe)

portée avec un Gilet  Stratus en jersey gris et blanc

 

 

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Quatorze heures cinquante trois

 

 

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Gilet  Stratus en jersey gris et blanc

 

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Dix sept heures vingt sept: fin d'après-midi

 

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Etole Kamarupa en coton et métal bleu indigo

(existe en coton et métal parme ou aubergine)

+ pantalon delta en viscose gris perle rayé de blanc

+ top soufflé en crêpe de soie gris opale

 

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«(...) quelques vagues mouvances de nuages effleuraient ses pensées en contrepoint de céruléens parfums chromatiques.» Le Nuvolaire, Fosco maraini

 

 

Dix huit heures vingt huit: demi-soir

 

 

 

 

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Dix huit heures trente: soir

 

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Pantalon Delta en viscose gris perle à rayures blanches

 

existe en noir, en coton bronze, et en coton kaki à rayures ocres

 

 

 

 

Dix neuf heures quarante sept: demi-jour

 


 

 

 

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«Dans les nuages qui me surplombent, qui m’entourent et s’étalent à mes pieds(...), je vois -comme au plus profond de moi-même- une superposition, une conjonction et une disjonction ininterrompues d’éléments semblables ou antithétiques, de lumières et de ténèbres, de clarté et de mystère, de noblesse et de vulgarité, de générosité et d’égoïsme. Un océan dont je sais l’existence, dont je sens la convulsion continue, mais impossible à analyser en ses éléments propres car sitôt que ma pensée se saisit d’un de ceux-là, celui-ci est déjà différent de ce qu’il fut l’instant d’avant, libre et spontané. Mes idées s’immobilisent, s’irréalisent: les réelles se sont enfuies, fluides et impensées.» Le Nuvolaire, Fosco Maraini

 


 

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Veste Lava en coton vert minéral doublé de soie ivoire

 

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Vingt heures et sept minutes: soleil couchant

 

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Etole Papillon en coton et métal parme

existe en coton et métal aubergine, en soie indigo et en soie opale

Jupe Chimère en coton et métal orange kaki

 


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Vingt heures et huit minutes: l'heure de Rayleigh* bis

 

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Vingt heures cinquante deux: crépuscule

 

 

«Avec mes yeux qui ont vu cela, les mêmes yeux, ma voix qui le dit, la même voix, me souvenant de ce spectacle magnifique- tous ces pays dont aucun n’égalait en splendeur le pur paysage vide du ciel parmi l’encombrement énorme des nuages réfléchissant la lumière du soleil. Avec cette certitude étrange (...) de pouvoir être partout et de ne se trouver nulle part. Semblable soi-même à une sorte de nuage soufflé par le vent. Pas grand-chose. A peine quelqu’un. Un touriste, en somme. Etant entendu que le tourisme est l’art de jouir du monde en passant. Comme la vie.» Philippe Forest, Le Siècle des Nuages

 

 

 

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Vingt et une heures trente huit: dernières lueurs

 

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Manteau Bourgeon Long en coton et métal rose argile

+ Robe Litham

 

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Vingt deux heures et deux minutes: chute totale du jour

 

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Robe Litham taupe gaufrée

 

 

 

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«Le désert aussi, avec la couche continue des altocumulus, régulièrement ondulée et jaunie par le soleil, aux dunes parfaitement disposées comme celles que le vent du Sahara souffle et forme avec le sable. Sans que l’on puisse dire où se situe la réalité et où se situe son reflet. Si c’est le ciel qui imite la terre, comme un caméléon lové autours de la planète et tournant avec elle. Ou si c’est la terre qui imite le ciel, façonnant sa surface solide selon l’empreinte que laisse sur elle le spectacle d’en haut.» Philippe Forest, Le Siècle des Nuages

 

 

 

 

Vingt trois heures quarante cinq

 


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Robe Nimbus en coton et métal aubergine doublée de soie indigo

 

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«Lorsque du miroir plan, immobile, des eaux

 

Une brume soulève le tapis étalé,

 

La Lune, associée à l’ondoiement des phénomènes aériens,

Brille, fantôme créateur de fantômes,

(...)

Alors montent sur la montagne, vaste rassemblement,

Des traînées alignées, répandant une grande ombre

Sur les hauteurs moyennes, également enclines

A tomber en ondée ou à monter en vapeur aérienne.»

 

Goethe, La forme des nuages

 

 


 Une heure quarante huit: nuit

 

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Chemisier Sari en coton et métal aubergine

existe en coton et métal parme

 

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Jupe Méharée noire à rayures blanches

 

 

 

Cinq heures douze: déjà demain

 

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Jupe longue Straelitzia 

+ top soufflé en crêpe de soie gris opale

 

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«Il rêva qu’il descendait en barque une rivière, la rivière du temps;

 

et en même temps c’était le ciel.» 

 

Jacques Roubaud, Ciel et terre et ciel et terre et ciel

 

 


 

 

 

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230311

Exposition "La nuheure ao" et "Déplier le ciel"

 
Dans le cadre de la manifestation Little Paradis,

*** Vidéo poétique réalisée avec Delphine Graticola: "La nuheure ao" (montage Elisabeth Fouché)

 
La nuheure ao par marielabarelle

 

*** Photographies de Delphine Graticola: "Déplier le ciel"

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"Little Paradis" est une manifestation culturelle du X ème arrondissement, un plan est à votre disposition pour vous inviter à découvrir de nouveaux lieux dans le quartier.

Photo du vernissage: Xavier Dumoulin  http://xavierdumoulin.com/

 

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090211

Performance Marie Barbottin & Marie Labarelle


 Samedi 29 février 2011

Performance de Marie Barbottin & Marie Labarelle, "La Nuheure"

Sous la Nef du Collège des Bernardins, dans les cadre des Conversations Essentielles 
sur le thème "Vers quoi court-on?" 

image: Armelle Bouret

* Une «nuheure» est une unité de temps permettant de mesurer le déplacement d'un nuage dans le ciel. C'est un mot inventé par Jacques Roubaud dans son ouvrage "Ciel et terre et ciel et terre et ciel".

« Un objet créé est porteur d’une mémoire. Une veste structurée selon un «fil de fronce» dans lequel je me suis projetée pour ressentir lignes de tensions et lignes de flottement du vêtement résulte de la somme des gestes qui lui ont donné vie et sens, et porte ainsi une trace de mon esprit à l’initiative de ces gestes. Passions, rêves, doutes, peurs, rencontres... peuplant mon imaginaire trouvent leur prolongement dans la matière. Riche de ce récit, on peut se demander si un vêtement est vraiment achevé? L’usage qui en est fait va faire se poursuivre, à un autre rythme, sa transformation.» Marie Labarelle

La danseuse (Marie Barbottin): est vêtue d’un «Gilet Nuheure» tricoté en fil de laine de chevreaux angoras élevés dans une ferme des Pyrénées, et d’un «Pantalon Membrane» en soie et micromodal tissé en Alsace. Design Marie Labarelle.

La tricoteuse (Marie Labarelle): est vêtue d’une "Robe Lava" en soie damassée qu’elle a conçue à Kyoto en août 2009 en collaboration avec le Maître teinturier Yusai Okuda. La teinture de cette robe s'appelle «Yume Korozome» («kôrozome des rêves»): ce procédé unique produit un phénomène de métamérie des couleurs (couleurs changeantes en fonction des conditions d'éclairement et d'observation) offrant des variations infinies. 
Elle porte au majeur de la main gauche, montée sur un anneau d'argent, une météorite "chondrite carbonnée" tombée le 8 février 1969 à 1h05 à Allende au Mexique. Certains éléments contenus dans cette météorite proviennent de l'explosion d'une supernova à proximité de notre nébuleuse solaire originale il y a plus de 4,5 milliards d'années. Ces éléments sont les plus anciens matériaux connus dans tout le système solaire.

Les aiguilles à tricoter: sont en bois et aluminium, elles ont été conçues par un ébéniste basé à Marseille.

La bande son: provient d’un enregistrement réalisé en Indonésie sur l’île de Java, dans un atelier de métiers à tisser en bois à entrainement manuel. Cet atelier produit un tissu traditionnel de coton appelé «lurik», qui est porté à la cour du Sultan de Jojyakarta.

 

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070211

Un extrait d'un texte d'Isabelle Van Welden écrit après de longues conversations à l'atelier

 

 MARIE LABARELLE, CRÉATRICE D’HABITS 

(extrait)Isabelle Van Welden*

© janvier 2011                                   

 

En guise d’enseigne, un fil de peinture blanche, comme dévidé d’une bobine, court sur la vitre de la devanture. Fil du tissu, fil de la couture, fil de la pensée aussi, fil des rêves ou fil du temps, il signale le lieu « ouvert à toutes les possibilités » où Marie Labarelle conçoit et réalise des vêtements pour les femmes au gré des cheminements de ses multiples voyages, réels et imaginaires. 

 

L’histoire a commencé avec une jupe oubliée dans le panier à linge. C’est son nom : la Jupe oubliée (dans le panier à linge). Marie Labarelle a observé ses plis, réfléchi à l’esthétique produite par ces froissures fortuites et construit un vêtement à partir de cette proposition du hasard. Et elle a continué. Ainsi les vêtements qu’elle crée depuis bientôt dix ans, manteaux, robes, jupes et pantalons, vestes, gilets, chemisiers et tops, twin-sets et tuniques, prennent-ils forme à partir de recherches sur le pli : ramassé, bouffant, pointu, drapé, coulant… 

Un coupon peut rester pendant un à deux mois sur le canapé de l’atelier, elle le regarde en passant, le retourne, le manipule, teste ses réactions. A un certain moment elle le met contre elle, le jette au-dessus de son épaule, le serre autour de sa taille. Alors elle « entre » véritablement dans le tissu, découvre les possibilités des mouvements naturels de sa matière. C’est à partir de ces mouvements qu’elle va créer des formes. C’est toujours un défi, d’errances en tâtonnements et en rebondissements, et une surprise quand jaillit l’instant de conception, parfois difficile à garder ou à retrouver pour pouvoir l’analyser et le mettre en œuvre. « Quand on cherche, on ne sait pas. Les choix se font dans l’intuition, l’accident. C’est latent, à un moment cela devient évident ». 

Contrairement à de nombreux créateurs qui dessinent une silhouette, cherchent ensuite le tissu qui convient et le découpent selon son contour, elle commence à travailler sur le mannequin de couturière et crée ses vêtements directement en trois dimensions. Au cours de ce processus le tissu est progressivement animé, son âme révélée. Une âme dormante, en réserve, qui se déploiera tout à fait lorsque les vêtements bougeront sur les corps des femmes…

 

Au cours de voyages au Japon et en Indonésie, Marie Labarelle a été prise dans des flux de pensées, de visions, d’émotions qui se sont accordés à ses intuitions et ont abondé ses sources d’inspiration. Dans la collection automne-hiver 2009, intitulée « Sur les pentes du volcan Chimère », les formes et les mouvements de la ligne Straelitzia entrent en coïncidence avec la somptueuse fleur tropicale qui lui donne son nom, tandis que le Manteau Lava, le Manteau Mérapi et la Robe Lava sont directement issus de l’expérience la plus forte de ces voyages, l’expérience volcanique. 

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Des voyages imaginaires inspirent les collections suivantes. Dans « Ma Méharée », au printemps-été 2010, les mouvements de la Jupe, du Chemisier, de la Veste et de la Robe Méharée  partent de la colonne vertébrale, le tissu appuyé aux vertèbres s’impressionnant de leur dessin littéral dont les ondulations évoquent celles de la caravane traversant le désert, tandis que le Tee-shirt drapé et le Twin-set maille, légers et couvrants, s’imaginent portés pendant la marche sous le soleil et le Top Foulard qui laisse le haut du dos et les bras nus, à l’ombre des arbres de l’oasis. 
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A la sortie du désert, trois femmes – où est-ce celle qui avançait dans la lumière et la chaleur écrasantes du désert qui se réincarne par trois fois ? –  apparaissent dans « L’Envol des femmes aux semelles de vent », la collection de l’automne-hiver 2011. L’Aviatrice, l’Oiselle et la Sœur d’Icare ont en commun la fragilité, entendue comme une force dans le programme de cette collection : celle de la légèreté. Alors que la terre, l’eau et le feu parcouraient les collections précédentes, dans celle-ci en effet c’est l’air qui circule. Un Pantalon, un Pull et un Manteau Millie rendent hommage à l’intrépidité de l’aviatrice américaine Amelia Earhart dont Millie était le surnom ; la Jupe, le Chemisier et la Veste Alae appréhendent directement les organes du vol, les ailes, en étudient les profils et les envergures.

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Marie Labarelle considère qu’un vêtement n’est pas tout à fait achevé tant qu’il n’a pas été choisi, attirant selon un ensemble complexe de raisons une femme qui le portera de toute sa personne. C’est pourquoi l’essayage non seulement n’est pas une corvée ni un simple passage obligé, mais véritablement une expérience qui a valeur de preuve. Elle installe le vêtement sur un corps unique, le termine en l’adaptant par des petits points qui l’ajustent, en font un modèle personnalisé. C’est aussi le moment où elle assiste à la transformation de la femme s’habillant. Revêtir prend alors tout son sens. Le vêtement agit sur le corps, il le révèle. Il est aussi révélé par lui et devient alors pleinement habit. « Habiter une fleur »… « Habiter une coquille »… « Se draper d’une membrane d’air »… Les femmes sont invitées, à chaque fois qu’elles revêtiront leur habit, à lire la phrase inscrite sur l’étiquette qui y est cousue. « Dans mon cœur une brassée de fleurs ».  « Entre tissu et peau mon humeur vagabonde ». « S’appuyer sur l’air ». Ainsi chacun est-il doté avant son départ d’une formule, à la fois expression de l’état d’esprit qu’il peut susciter et évocation du début de son histoire depuis que, un an auparavant ou plus, un tissu a été choisi, rapporté à l’atelier et posé sur le canapé...

 

En regardant une peinture aborigène au musée du Quai Branly, Marie Labarelle eut la vision d’une « femme-paysage » portant un vêtement qu’elle habiterait comme un territoire et qui révélerait son corps. Cette vision fondatrice d’un habit habité a orienté l’ensemble de ses créations. Depuis, en un lieu unique où se tissent les fils de sa vie intérieure, de son activité et de son être au monde, elle cherche le mouvement du tissu et façonne ses plis à la rencontre des formes des corps. Ainsi s’exprime la « femme-paysage » : dans la nature un corps habillé, un habit habité. 


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Isabelle Van Welden est née en 1954 à Paris. Sa famille est originaire des Flandres. Se destinant au théâtre, elle s'y consacre pendant plusieurs années tout en étudiant l'histoire. Elle commence à écrire en 1989. Depuis 1994, elle travaille à la Bibliothèque nationale de France. Isabelle Van Welden est auteur de l'ouvrage Le Palais des archives, 2002, éditions Christian Bourgeois


photos: Delphine Graticola, Armelle Bouret, Matthieu Gauchet 

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060211

"Kimonoiseau": solidarité pour le Japon

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photographie: Delphine Graticola, http://delphinegraticola.ultra-book.com/


Le phénix perché dans le cerisier en fleur,
Sa flamme en paraît rose parmi tant de blancheur.
.
Il a connu l’orient, le fronton de ses temples ;
En songe quelquefois il s’envole et les hante.
Il sait la langue du désert, l’obole aux morts,
Les larmes des surivants. Sa propre vie est lente
A se consumer. Il rit de la fin des temps,
Comme un enfant royal de la misère du peuple.
Chaque aube est un pépin planté dans son verger
D’éternelle abondance et chaque crépuscule
Un tombeau qu’illumine son bûcher ardent.
L’humanité le croit posté au détour d’un cimetière.
Cherchez où la beauté a le droit de cité.
.
    Demandez-lui s’il craint l’apocalypse ;
    Il sourira, magnanime et affable :
   -Pas plus que le soleil ne craint l’éclipse.
.

Loan
, Pierre Troullier


Vente exceptionnelle de chemisiers - kimonos conçus avec amour.

Leur prix de vente est de 95 euros, les bénéfices sont reversés à la Croix Rouge Japonaise.

 



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Traité du vertige (nuit)

 

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désordonnée la chute du pâle ordonnateur
inaugure incrédule l'ascension espérée,
justifie la révolte des veilleurs de l'attente,
accompagne le repos du coupable insoumis

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en l'intense ascension des cauchemars amiables
la voie double du sage maîtrise la douleur,
impose au silence le délire du doute,
néglige les reproches de l'orant visionnaire,

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épure de lamento, l'effroi transparent
assimile l'adversaire au partisan déchu,
manifeste en faveur des hymnes oubliés,
propose à la victoire la confusion des rites,

Yves Mabin Chennevière, Traité du vertige

Photographies: Armelle Bouret www.armellebouret.com
(assistée de Glen).
Magali Song (modèle) porte le Manteau Hypersustentateur* et la Jupe Soleil*, 
le Manteau Sensei Papillon* et la Jupe Alae*. 
Elle est mise en beauté par les pinceaux de Aya Watanabe (maquilleuse) 
et le coup de peigne de Gustavio (coiffeur) avec le soutien d'Olivia (lampe de poche).

 

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151210

Pensées à cheval sur 2010 et 2011

 

Le temps dans la matière

 


Devant me consacrer à plusieurs métiers induits par mon activité de designer de vêtement, la notion de temps revêt pour moi un sens multiple: le temps de la création, le temps de la production, le temps de la communication et de la vente, liés entre eux par le rythme des saisons.

Par ailleurs, deux voyages récents en Indonésie ont été l’occasion d’entrer en contact avec une autre temporalité de la matière par le biais des batiks traditionnels (tissus teints manuellement avec la technique de réserve à la cire). Riche de mon expérience et de ma sensibilité aux fibres textiles, cette rencontre a été un éveil qui m’a autant appris sur ce que j’avais entre les mains là-bas: des textiles «lents», (élaborés au cours de 2 à 6 mois de travail chacun), que sur ma pratique basée à Paris ( deux collections de prêt-à-porter par an en plus d’ interventions artistiques ponctuelles). J’aimerais ici partager ma conception du temps «inscrit dans la matière».

 

 

Peur et désir, effroi et émerveillement

 

Dans l’acte de création, (qui dans ma pratique passe par la transformation de la matière, le tissu en particulier), il y a un mouvement provoquant l’apparition de quelque chose, là où avant, il n’y a avait rien, ce qui en fait un marqueur du temps. Du fait de son surgissement soudain cette chose en question éveille des émotions d’émerveillement et d’effroi. Survivre à ses peurs et à ses désirs, gérer les émotions qui en découlent, comment ces motivations fondamentales s’organisent-elles dans le temps pour rendre possible l’acte de création?

 

La vertu de la répétition, de l’apprentissage à la maîtrise en passant par l’abandon

 

Transformer la matière induit des étapes successives et cycliques. L’analyse et l’observation de l’état des choses («écouter» ou «lire» le tissu), conduit à une action menée par des  gestes qui nécessitent justesse et précision, qualités qui ne s’acquièrent que par l’expérience et donc par l’erreur. C’est le renouvellement incessant de ces gestes qui permet de réduire l’erreur. La pratique qui prête attention aux erreurs accroît la confiance: en effet, dès que l’on peut faire quelque chose correctement plus d’une fois, l’erreur cesse de terroriser. De même, en faisant survenir quelque chose plus d’une fois, j’obtiens un objet à méditer: les variations permettent d’explorer le même et la différence. Loin d’être une simple répétition, la pratique tourne au récit, les mouvements s’enracinent toujours plus profondément dans le corps et j’avance pas à pas vers une plus grande technique jusqu’à ce que des compétences complexes s’enracinent et deviennent un savoir tacite aisément accessible. 

 

Répéter pour devenir la matière en devenir

 

Lorsque je suis concentrée sur ma pratique, à tirer des leçons de la répétition, la conscience de mon corps à la tâche glisse vers l’outil que je manipule (machine à coudre, épingle, fil, ciseaux) puis s’étend progressivement vers la matière même en transformation. Pour décrire cette expérience Maurice Merleau-Ponty appelle «être de chose» dans «Phénoménologie de la perception» , ou le philosophe Michael Polanyi parle de «conscience focale». Je deviens matière, ou plus justement la matière en devenir, et c’est cette anticipation qui permet de produire le geste juste, le-quel donnera un nouvel état à la matière, nécessitant un nouveau diagnostique, poussant plus loin l’anticipation et ainsi de suite. L’ennui ne pointe pas dans cette pratique, il n’ y a même rien de plus élémentaire, ce phénomène porte le nom de rythme. Je m’oublie donc moi-même dans cette pratique, ou peut-être serait-ce plus exact de dire que je travaille alors dans un monde libéré de l’opposition dualiste entre dextérité et maladresse et que ceci à pour conséquence de pouvoir m’oublier. Grâce à la dextérité acquise par la répétition, je ne suis pas lasse, mais en éveil parce que j’ai acquis une technique d’anticipation. Cette anticipation se vit de l’intérieur non pas comme un futur proche, mais, parce qu’elle est régie par un rythme, comme un éternel maintenant.

 

Lâcher prise, abandonner le temps

 

Toute la difficulté de ce processus soumis aux aléas de la chose en train de se faire résulte dans l’appréciation du temps. Le plus souvent, j’estime le temps que demandera un travail; mais les contraintes matérielles m’obligent à des révisions. L’erreur pourrait consister à croire que je peux accomplir la tâche rapidement. En fait, je dois arrêter de combattre le temps linéaire en suspendant temporairement mon désir d’achèvement. 

«La conscience a pour véritable conséquence d’imposer la notion de temps à un univers qui, lui, est immuable.» Buckminster Fuller

 

La vie des choses, l’inachèvement et le vieillissement

 

Un objet ainsi créé est donc porteur d’une mémoire. Une veste structurée selon un «fil de fronce» dans lequel je me suis projetée pour ressentir lignes de tensions et lignes de flottement du vêtement résulte de la somme des gestes qui lui ont donné vie et sens, et porte ainsi une trace de mon esprit à l’initiative de ces gestes. Passions, rêves, doutes, peurs, rencontres... peuplant mon imaginaire trouvent leur prolongement dans la matière. Riche de ce récit, on peut se demander si un vêtement est vraiment achevé? L’usage qui en est fait va faire se poursuivre, certes à un autre rythme, sa transformation. 

Or, un fait que l’on peut communément observer dans notre culture occidentale est que le vieillissement des objets est quasiment aussi insupportable que le vieillissement des êtres humains (on confère aux objets qui nous entourent les qualités humaines qu’on souhaiterait posséder, la publicité illustre assez largement ce propos). On veut exclure la possibilité d’être confronté à une quelconque défaillance qui pourrait survenir avec l’usage, voire on refuse toute trace d’un usage.

Par ailleurs, le schéma d’avancement en boucles énoncé ci-dessus, est remplacé aujourd’hui par un schéma linéaire générant la production massive d’objets non enrichis par ce processus. Le temps de recherche c’est-à-dire, le luxe de l’abandon momentané de la finalité a été remplacé par une production massive qui s’auto-régule par la sélection a postériori. L’erreur reste inéluctable, elle est même multipliée à grande échelle, mais est niée, bradée ou refoulée, reléguée à l‘état de déchet.

 

Comment résister aux schémas dominants qui incitent à un choix a posteriori de l’action et érigent la notion de rupture comme valeur fondamentale?

 

Comment s’abandonner à une perte de finalité pour pouvoir accueillir ce qui survient?

 

Quelles formes intéressantes la compression du temps dans notre société peut-elle générer en dépit d’un appauvrissement général des objets qui nous entourent?

 

Telles sont les questions que je me pose aujourd’hui en tant que designer.

 

 

Marie Labarelle

vitrine en ligne: http://marielab.canalblog.com/

voyage de Paris à Java: http://parisjava2009.canalblog.com/

 

sources:

"Ce que sait la main", Richard Sennett

"Artisan et inconnu, La beauté dans l'esthétique japonaise" Soetsu Yanagi

"Buckminster Fuller: Scénario pour une autobiographie" Robert Snyder

 

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141210

Récital de violoncelle et voix lyrique / performance de danse contemporaine à l'atelier jeudi 15 novembre 2012

fly orma luna

J'ai le bonheur de vous inviter à un récital de violoncelle et chant lyrique associé à une performance de danse contemporaine.

Orma Luna réunit la voix de Marie Faure et le violoncelle de Maëva Le Berre, découvrez leur projet musical sur http://www.association-entrelacs.fr/

Marie Barbottin nous fera l'honneur de danser quelques jours à peine après avoir usé le grand plateau du Théâtre National de Chaillot.

La performance débutera à 19h30, elle durera une trentaine de minutes et sera suivie d'un apéritif.

Pour venir assister à cet évènement unique inscrivez-vous en écrivant à marielabarelle@hotmail.com ou en appelant au 01 44 83 94 47. 

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071210

Exposition nocturne Little Paradis

Mon quartier est un "Little Paradis". Retrouvez ici le plan et l'ensemble du programme.
A l'occasion du parcours parcours nocturne du 9 décembre 2010, mon atelier-boutique 34 rue des Petites Ecuries a été dédié à une installation de la photographe Armelle Bouret sur le thème du "flottement".

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photos backstage: Mirela Dhrami

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Vidéo de la Femme Paysage

3 films courts (3min) de la Performance de la Femme Paysage: avec Marie Barbottin (danse) et Adèle Blanchin (didgeridoo) sous l'oeil aiguisé de Julien Paumelle (http://www.regardcamera.com)


 

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